Méduses

Des fossiles de méduses très rares échouées il y a 540 millions d’années

   Dans la vallée de la mort, une région de nos jours hostile à la vie animale, on a retrouvé les fossiles rares d’anciennes méduses venues s’échouer sur la plage il y a 540 millions d’années.
   La Vallée de la mort est une vallée du désert des Mojaves (Sud-Ouest des États-Unis) considérée à ce jour comme l’un des endroits les plus inhospitaliers du monde, mais cela n’a pas toujours été le cas. Durant la période cambrienne, la vallée se trouvait au bord d’un continent ancien bordé de plages de sable. Il y a 540 millions d’années, de nombreuses méduses se sont alors retrouvées piégées sur l’une de ces plages, manquant sûrement de peu le mouvement descendant de la marée. Il ne reste aujourd’hui que des fossiles. C’est une découverte rare tant la fossilisation des méduses est compliquée : la préservation des organismes au corps mou est très difficile. C’est vraiment fascinant de voir ces fossiles« , s’enthousiasme Aaron Sappenfield (Université de Californie).
   Sur une surface rocheuse couvrant environ un mètre carré et dans des roches à proximité qui faisaient autrefois partie de la même surface, Aaron Sappenfield et ses collègues de l’Université de Californie ont en effet récemment découvert les restes de ces méduses, vieilles de 540 millions d’années. La découverte suggère que les animaux marins se comportaient à l’époque de manière comparable à leurs homologues modernes. Mais les fossiles indiquent également que les conditions environnementales à l’époque étaient très différentes d’aujourd’hui.

   Le fait que ces méduses se soient fossilisées laisse penser aux chercheurs qu’il n’y avait pas ou très peu d’animaux terrestres à cet endroit à cette époque. Le manque d’activité animale sur les plages a probablement eu un autre effet : celui de permettre aux microbes sur le rivage de prospérer et de former des tapis extensifs, stabilisant ainsi le sable et permettant de sceller les méduses mortes dans une sorte de tombe solide qui pourrait survivre pendant des millions d’années. Laissez aujourd’hui un cadavre sur le sable et il serait détruit presque automatiquement tant les micromouvements sont nombreux.
par Brice Louvet

Source : sciencepost.fr, le 28 juillet 2017

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